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Sisyphar


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MessagePosté le: Lun 18 Jan - 19:52 (2010)    Sujet du message: Le livre du Clan Répondre en citant

    Par un dimanche matin envahi de brouillard, Har'Siesis revint à la taverne du Clan avec un paquet sous le bras. Dans la pénombre de sa chambre, elle ficha une bougie sur le bougeoir du buffet, puis  l'alluma. Elle  mit aussi la bouilloire à chauffer, y jeta quelques herbes étranges puis s'enquit d'aiguiser un couteau, de prendre sa plume, son encrier et de déballer son paquet. Il en émergea un ouvrage flambant neuf, au cuir odorant avec l'emblème de la Horde gravé sur une bonne partie de la couverture. Avec son couteau, elle entreprit alors soigneusement de graver l'emblème réprouvé en bas de la couverture. Ceci achevé elle se dit que le rendu est relativement joli et lisible, posa son couteau, attrapa la bouilloire qui sifflait pour se servir une tasse de tisane brûlante. Après une lampée et la moue étrange qui suivit sur son visage, elle ouvrit le livre et le feuilleta un peu. Elle apprécia alors le travail de l'artisan qui avait relié ces pages solides, ainsi que son effort d'avoir numéroté toutes les cinq pages. La plume plongea dans l'encrier, et elle se mit à écrire sur la première page.

                                  Ici peuvent être écrites de leur main les histoires de chacun, et ainsi je commence.

    Elle feuillette le livre, s'arrête à la cinquième page et commence son histoire.

                                  
    Je me nommais Emma, je nuis née à Lordaeron dans une famille de fermiers. Mes parents et moi sûment tôt mes dispositions pour les arts magiques. Je ne savais pas d'où cela me venait, mais, enfant, j'aimais beaucoup soigner les maladies du bétail et de la basse cour familiale. Ce n'est pas le travail qui manquait, et cela assurait à mes parents une productivité et un commerce d'une grande qualité.
Adolescente, je maîtrisais mon don de guérison presque sans effort et de façon de plus en plus continue, parvenant parfois à prévenir la maladie. Je manifestais ainsi le vif désir d'en savoir plus sur mon pouvoir, de le faire connaître et de la développer encore. Je me suis donc présentée à l'Ordre Royal des bénédictins de Lordaeron, sur recommandation d'un oncle ayant quelques amis parmi le clergé, Albert Agamand, chez qui j'avais oeuvré.

    Quelques années d'études tranquilles m'apprirent que mon don était partagé par une poignée de gens dans tout le royaume, et la chance que j'en éprouvais m'incitait à complexifier mon savoir, à guérir de maux croissant en violence. Le dimanche je retournais chez mes parents la boge remplie de divers médicaments préparés la semaine avec les herbes que je cultivais au jardin familial.
Les prêtres et moines de l'Ordre, outre de m'enseigner les arts subtils de l'herboristerie et de l'alchimie, me dévoilaient aussi des sorts aussi variés que plaisants qui m'allouèrent peu à peu des capacités de guérison plus générales, notamment sur les blessures physiques. Ils m'apprirent le calme dans l'urgence, certaines façons de puiser en moi ou dans l'âme du patient pour stabiliser ou améliorer la résistance du corps vivant que j'allais soigner. A dix-huit ans, je riais de voir de la magie partout, dans les murs, sur les tables et les gens, surtout sur les gens, là où jadis je n'aurais rien vu. Je ne me privais ainsi pas d'aller donner leur buff endu hebdomadaire à mes parents grisonnants.

    L'année qui suivit sonna le glas de la vie tranquille de la nonne Emma. La routine des visites, des études et des entraînements à la maîtrise de la magie sacrée, comme la nommaient les père supérieurs, fut ébranlée par la rumeur d'un mal sonnant au Nord-Est du continent comme nul n'en eût connu. On murmurait les mots de nécromancie,de magie noire, de grain infecté répandant des choses pire que la mort dans les villages isolés pendant que la rumeur voulait qu'Arthas, prince et défenseur du royaume, ait péri dans les lointaines terres du Northrend.
J'ai ainsi éprouvé la joie d'un peuple lorsque je vis revenir le Prince, victorieux de la Mort elle-même, et demeurais incrédule quand je vis déferler sur Lordaeron, devant chez moi, des dizaines de goules, répandant mort et putréfaction. Je n'avais jamais vu Arthas que de loin et me demandais pourquoi il n'était pas là, dehors à se battre au côtés de ses compatriotes.

    La nonne boit la dernière gorgée de tisane puis pose la plume, s'habille de ses vêtements de guerre, prend ses armes et va s'incrire sur les listes de volontaires aux champs de batailles, comme à l'accoutumée.

_________________
Cureton né


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MessagePosté le: Lun 18 Jan - 19:52 (2010)    Sujet du message: Publicité

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